Chalk (Freddy Woets)

Chalk de Freddy Woets
Numeriklire, 2013
Série en 6 épisodes
Urban Fantasy
1er épisode gratuit [ici]
Les suivants à 0,99 €
Sans DRM

9782897174941.main

Alfred a 59 ans, il vit à Paris avec Geneviève, sa femme depuis 27 ans, et Caro, sa fille de 24 ans. Malheureux, il n’a jamais eu la lâcheté d’aller voir ailleurs ou de ne plus jamais rentrer. Mis en préretraite par son employeur pour ne pas dire « licencié », il vient de se voir refuser un prêt par son banquier. La loose totale.
Alors, il vide son compte en banque, entre dans un bar et boit. Et tout bascule, entre rêve et réalité. Cette inconnue qui lui parle de dragon. Cette amie de sa fille  qui ne demande qu’à être saoulée et raccompagnée. À force de boire de la vodka, Alfred ne sait plus si ce qu’il voit est bien réel.
Et pendant ce temps, sa femme enchaîne les migraines, sa fille décroche un rôle dans un pseudo-porno parisien. Aujourd’hui, c’est peut-être le jour où tout va changer, ne pas rentrer et coucher avec l’amie de sa fille (ou pourquoi pas se faire l’inconnue dans les WC du bar ?). Enfin lâche ?

Le premier épisode de Chalk pose l’intrigue : ce sera de l’humour facile, lourd, graveleux, mais efficace et hilarant, avec une écriture légère qui ne s’encombre pas de détails superflus. Des situations plus que grotesques, des personnages qui mériteraient bien une bonne paire de baffes, l’inconnue du nom Llewella, un genre de fée, avec son fichu dragon, un vrai de vrai avec tout le package taille, écailles, voix et rire rauques. Le tout planté dans un décor parisien contemporain et dans un univers fantasy qui nous emmènera au bord de l’Univers.

Au fil des épisodes, l’intrigue s’intensifie et Alfred ne cesse de lever le coude. La fée Llewella et le Dragon lui demandent de l’aide pour sauver le monde de Chalk, un algorithme d’un nouveau logiciel qui fait le buzz : le Yo’zelf. Chalk est un virus informatique qui a réussi à prendre vie et décide de la vivre. Sans compter l’évolution de la carrière d’actrice de Caro, à la limite de la porn star selon son père. Geneviève, sa mère, se retrouve embrigadée dans le film Les chiennes du Périph et fait forte impression au cinéaste.

Alcool, sexe, humour, dragon, fée et un banquier avec une cravate Yellow Bobbies. Les épisodes se dévorent les uns après les autres, le comique de situation fait son effet. Et l’alternance entre l’histoire principale et celles des autres personnages nous emmène encore plus loin dans une narration complètement barrée.

Alfred est vraiment la figure d’anti-héro, c’est un loser à la Big Lebowski ­­– à la différence qu’il ne sirote pas à tout va un Russe Blanc mais de la vodka.

Une série à découvrir d’urgence, c’est une énorme bouffée de rires assurés !

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